Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 23:13

Lors de l'écriture d'un poème en alexandrins

 

->Il est possible d'utiliser la technique de "mélodie des mots". Bien que cette méthode dépende principalement du ressenti de l'artiste (vous) il est nécessaire d'opérer la césure à l'hémistiche :

"Et dans les nuits noircies | des arbres écarlates" (vers personnel)

                             [césure à la sixième syllabe]

Cette césure permet de cadrer les lignes : ensuite, vous devez répéter la dernière syllabe avant la césure dans la première hémistiche (hémistiche = moitié d'un vers) du vers suivant.

"Dans les vies tumultueuses | des jeunes affranchis"

                              [césure à la sixième syllabe]

 

->Vous devez conserver une rythmique suivant le code 455132-235541 (chaque lettre concernant

une voyelle syllabique distincte).

 

->La symbolique textuelle de la poésie doit aussi aider à trouver les mots justes.

Pensez à la rime facile ! (primaire-mère, ou encore ardent-dent, ou une syllabe ou plus se répèt(ent))





Par Lrg - Publié dans : Poésie
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 21:05

J'ai récemment eu la grande chance de tomber sur un livre dans les rayons de la Bibliothèque de Limoges : primé au prix Clara 2009, L'avant dernière chance raconte une histoire de famille triste. Oui, sauf que le sujet est traité gaiement. En fait, c'est même un hymne à la vie. Au départ, comme vous, je me suis dit : "un roman de plus sur des vieux pathétiques (au sens fiable du terme)" seulement, c'est bien plus que ça.           [préface du webmaster]

SYNOPSIS | C'est l'histoire d'un homme de quatre-vingt trois ans, Georges, qui se lance un pari fou : faire un Tour de France en voiture avec son voisin Charles. Sa collante et envahissante fille étant partie pour un trek au Pérou, c'est l'occasion pour lui de s'évader un peu et de vivre enfin ce dont il a envie.
    Mais c'était sans compter le coup de téléphone de sa petite-fille Adèle. Coup de téléphone qui arrive après bien des années où la jeune fille a à peine pris des nouvelles du vieil homme. Elle est sur le tournage d'un film à Londres et sa mère lui a fait promettre d'appeler et de veiller sur le grand-père.
    Va alors commencer un joyeux périple pour les deux hommes, entrecoupé des textos que Georges et adèle vont s'envoyer. Des textos qui arriveront à la jeune femme, quoi qu'il puisse arriver...

 

Par Lrg, en assoc' avec C.Vermalle - Publié dans : Coups de ♥
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 20:56

Le prix Renaudot 2011

_sources utilisées : Wikipédia.org, et LimonovEdouard.net________________________________________

 

La décision du jury du prix Renaudot, décerné le 2 novembre à Emmanuel Carrère pour "Limonov", a été vivement critiquée. Delphine de Vigan, couronnée en septembre par le Prix Fnac du roman et la semaine dernière par le Prix Roman France Télévisions, a été éliminée des sélections des grands prix littéraires d'automne.

"Rien ne s'oppose à la nuit" figure en tête des meilleures ventes depuis la rentrée. Auteur en 2007 du best-seller "No et moi", vendu à 400'000 exemplaires et adapté à l'écran l'an dernier par Zabou Breitman, de "Jours sans faim" et de "Des heures souterraines", Delphine de Vigan a déjà exploré la veine autobiographique.

Mais la romancière de 45 ans s'attaque dans ce roman à un sujet plus douloureux: le suicide de sa mère, une femme lointaine et d'une grande beauté qui sombre dans la folie. Créé en 1992 à l'initiative de l'association des amis de Théophraste Renaudot, ce prix regroupe aujourd'hui onze lycées des académies de Poitiers, Limoges et Nantes.

Qui était Limonov ?

Limonov, titre du roman primé, fait référence à Édouard Veniaminovitch Limonov (en russe : Эдуард Вениаминович Лимонов), né le 22 février 1943, est un écrivain politique franco-russe et dissident politique, fondateur et chef du Parti national-bolchevique.

Biographie 

Limonov est né à Dzerjinsk, en URSS - une ville industrielle située sur la rivière Oka -, près de la grande ville de Nijni Novgorod (Gorki, sous le régime soviétique). Dans les premières années de sa vie, sa famille s'installe à Kharkov, RSS d'Ukraine, où Limonov a grandi. Son père est un officier subalterne du NKVD. Au début des années 1970, il écrit des poèmes à Moscou, et atteint un certain succès, avant d'être expulsé d'Union soviétique.

Il arrive à New York en 1974 en tant qu'émigré, et commence à écrire des romans. A cette époque, il fréquente les milieux punk et avant-gardistes de New York et admire la musique de Lou Reed.

En 1982, il s'installe à Paris avec sa compagne Natalia Medvedeva, et devient rapidement actif dans les cercles littéraires français.

Il participa au mouvement des dissidents dans les dernières années de l'Union soviétique. Cela entraîna son exil aux États-Unis, puis en France, où il collabora à des journaux communiste (L'Humanité) et nationaliste (Le Choc du mois), ainsi qu'à L'Idiot International, ce qui a nourri sa réputation de « rouge-brun » (c'est-à-dire fasciste et communiste), ou national-bolchévique. Il sera notamment défendu par Patrick Gofman.

National-bolchévique

Revenu en Russie, l'écrivain a fondé, sous la direction d'Alexandre Douguine, le Parti national-bolchévique (PNB). Après avoir rompu avec ce dernier, il a été arrêté en 2002 pour trafic d'armes et tentative de coup d'État au Kazakhstan, ce qui l'a conduit à purger deux ans de prison, au lieu des quatorze années auxquelles il fut condamné[1]. Il a été libéré sous la pression d'une campagne internationale.

Lors de son dernier congrès, qui s'est tenu au début de l'année 2006, le Parti national-bolchévique a éclaté. Une fraction minoritaire (le Front national-bolchévique) a rompu avec le PNB, et s'est rapprochée de l'Union de la jeunesse eurasiste, branche jeune du parti d'Alexandre Douguine, ce dernier étant proche du Kremlin. Limonov a maintenu son action avec ses partisans sous le même nom[2].

Depuis, des heurts très violents (avec usage d'armes) ont opposé les partisans de Limonov et de Douguine. Les seconds reprochent aux premiers de travailler contre la Russie et pour l'Occident, du fait de l'alliance conclue par Limonov avec le Front civique unifié, qui regroupe nombre de militants pro-occidentaux ou libéraux. On constate aujourd'hui un désengagement de ce dernier dans cette alliance, que Limonov lui-même considérait comme tactique. Alain Soral a évoqué, à ce sujet, le terme de « peste orange-brune »[réf. nécessaire]. Douguine pense qu'il ne reste rien de brun aux nazbols, qu'il qualifie d'opportunistes sans idéologie claire. Les libéraux, quant à eux, hésitent à aller plus loin, pour des raisons contraires.[Quoi ?] Pour Limonov, la liberté n'est pas une question d'idéologie, et c'est cette première question qui se pose aujourd'hui. Il accepte tous les alliés, car il n'y en aura jamais assez dans un combat inégal contre le régime. Ce sont les libéraux qui avaient répondu à l'appel, mais ça pourrait être des nationalistes, qu'il a également invités à participer au combat civil.

Le 31 janvier 2009, Limonov ainsi que d'autres membres du Parti national-bolchevique sont interpellés par la police suite à une manifestation opposée à la politique du Kremlin, à Moscou[3].

Le 31 mai 2009, il est de nouveau arrêté avec des membres de son parti, ainsi que d'autres opposants à Poutine, lors d'une manifestation non autorisée[4]. Limonov avait, à ce moment, déclaré se présenter aux élections présidentielles de 2012[5].

Le 22 avril 2010, le « NET » russe le montre dans ses ébats avec une prostituée.

Le 31 mai 2010, pour la première fois, il n'est pas arrêté, dans le cadre d'un meeting non sanctionné de 3 000 personnes, niveau comparable aux années 1990.

______________________________________________________

Deux citations de Limonov

  • « Il n'y a plus ni gauche ni droite, il y a le système et les ennemis du système[6] ».
  • Soljenitsyne déclara que Limonov est « un petit insecte qui écrit de la pornographie »[7].

Par Louki RICHOU alias Lrg - Publié dans : Actu littéraire
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 13:31

Dans les matins fragiles, des arbres sous les voûtes

Où s’éteignent en sifflant les lueurs de l’été

Un homme cheminait, seul parmi ses doutes

Le regard vide et doux de ceux qu’on a blessé

 

Il avait tout compris, mais comme les penseurs

Ne pouvait plus rien voir du monde moribond

On lui avait appris, dans le noir des douleurs

A savoir toujours lutter pour être bon

 

C’était un tirailleur, de la guerre de quarante

Passant par les bistrots, fumant les soirs de mai

C’était un voyageur, sans attaches ni tente

Un vagabond tranquille, même quand il pleuvait

 

 

 [auteur : Louki RICHOU alias Lrg]

richounll@yahoo.fr

Par Lrg - Publié dans : Poésie
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 13:27

Aldous Leonard Huxley est un écrivain britannique, né le 26 juillet 1894 à Godalming (Royaume-Uni) et mort le 22 novembre 1963 à Los Angeles (États-Unis), plus particulièrement connu du grand public pour son roman Le Meilleur des mondes.

Connu comme romancier et essayiste, il a aussi écrit quelques nouvelles, de la poésie, des récits de voyage et des scénarios de film. Dans ses romans et ses essais, Huxley se pose en observateur critique des usages, des normes sociales et des idéaux et se préoccupe des applications potentiellement nuisibles à l'humanité du progrès scientifique. Alors que ses premières œuvres étaient dominées par la défense d'un certain humanisme, il s'intéresse de plus en plus aux questions spirituelles, et particulièrement à la parapsychologie et à la philosophie mystique, un sujet sur lequel il a beaucoup écrit. Dans certains milieux, Huxley était considéré à la fin de sa vie comme l'un des phares de la pensée contemporaine. Le courant de pensée dit du « New Age » se réfère fréquemment à ses écrits mystiques et d'étude des hallucinogènes.

Jeunesse

Aldous naît à Godalming, dans le Surrey (Royaume-Uni), fils de l'écrivain Leonard Huxley et de sa première épouse, Julia Arnold. Son grand-père, Thomas Henry Huxley, est un des plus importants naturalistes du XIXe siècle, surnommé le « Bouledogue de Darwin ». Son frère Julian Huxley est un biologiste connu pour ses théories sur l'évolution. La famille de sa mère, quant à elle, est plutôt littéraire.

Huxley est un enfant fragile, mais fin d'esprit et doué intellectuellement. Son père, en plus d'être écrivain, exerce le métier d'herboriste, et Aldous commence à s'instruire dans le laboratoire botanique de pointe de son père, avant d'entrer à l'école Hillside, dont sa mère fut directrice jusqu'à ce qu'elle tombe gravement malade. À l'âge de neuf ans, il entre dans un internat. Dès lors, il est préparé à défendre ses idées.

Sa mère Julia meurt en 1908, alors qu'Aldous n'a que quatorze ans. Le même mois, sa sœur Roberta trouve la mort dans un accident dont les circonstances n'ont pas été relatées. Trois ans plus tard, Aldous contracte une maladie (keratitis punctata) qui endommage gravement sa vision. Son grand frère Trev se suicide en 1914. Quasiment aveugle, Aldous est déclaré inapte au service lors de la Première Guerre mondiale. Une fois rétabli (notamment grâce à la méthode du Dr Bates à laquelle il consacrera plus tard son ouvrage L'Art de voir), il étudie la littérature anglaise au Balliol College d'Oxford.

Il porte un intérêt grandissant à la littérature. Cet intérêt est avant tout d'ordre intellectuel. S'il est alors connu pour sa gentillesse, ce n'est que bien plus tard (selon certains sous l'influence d'amis comme D.H. Lawrence) qu'il prend conscience de l'importance des sentiments dans son expression philosophique et littéraire.

Alors qu'il poursuit son éducation au Balliol College, Huxley n'est plus entretenu financièrement par son père et doit gagner sa vie. Pendant une courte période en 1918, il est employé à l'intendance du ministère de l'Air, mais ne désire pas faire carrière dans l'administration (ni dans les affaires). Son besoin d'argent le conduit à mettre en application ses talents littéraires.

Il termine son premier roman (non publié) à l'âge de dix-sept ans et se tourne de façon décisive vers l'écriture à l'âge de vingt ans. Il publie alors des poèmes. Journaliste et critique d'art, il voyage et fréquente l'intelligentsia européenne de l'époque. Il rencontre les surréalistes à Paris. Il écrira de nombreux essais littéraires sur ces thèmes. Profondément préoccupé par les bouleversements que connaît la civilisation occidentale, il écrit pendant les années 1930 de grands romans, sur les graves menaces que fait peser le mariage du pouvoir, du progrès technique et des dérives de la parapsychologie telles le behaviorisme (Le Meilleur des mondes), contre la guerre et le nationalisme (La Paix des profondeurs). Adepte, comme de nombreux intellectuels et artistes anglo-saxons, de la méthode mise au point par Frederick Matthias Alexander, il fait apparaître celui-ci dans La Paix des profondeurs.

L'entre-deux-guerres

Déjà reconnu comme satiriste et chroniqueur pendant la Première Guerre mondiale, Huxley passe la majeure partie de son temps à Garsington Manor, propriété de Lady Ottoline Morrell. Plus tard, dans Jaune de Chrome (1921), il caricaturera la manière de vivre à Garsington. En 1919, il épouse Maria Nys, qu’il avait rencontrée dans ce même manoir. Ils ont un enfant, Matthew, qui deviendra épidémiologiste. En 1926, il écrit un roman à fort succès Contrepoint, où il donne une vision ironique de la society comme il faut. Certains de ses personnages se rapprochent des mondains de Balzac ou d'André Gide. Selon André Billy, « dans son roman Contrepoint Aldous Huxley nous a présenté une jeune lady qui n'est pas très différente de la lady Dudley de Balzac ni de ma lady Griffith de Gide[1] »

En 1937, Huxley part s’installer à Hollywood, en Californie, avec sa femme et son ami Gerard Heard. Heard initie Huxley à la philosophie védanta et à la méditation. Il devint alors végétarien et se mit à la pratique du yoga. Dans son livre La Fin et les Moyens (1937), Huxley affirme que la plupart des gens des civilisations modernes s’accordent dans le même désir d’un monde de liberté, de paix et de justice, d’amour fraternel, bien qu’ils n’aient pas été capables de s’accorder sur la manière d’y parvenir. Ce livre enquête ensuite sur les raisons de la confusion et du désaccord, et sur les moyens d’y remédier.

En 1938, Huxley se lie d’amitié avec J. Krishnamurti, dont il admirait les enseignements. Il devient en même temps un vedantiste dans le cercle de Swami Prabhavananda, et il initie Christopher Isherwood à ce même cercle. Huxley publiera en 1948 une anthologie des valeurs communes à certaines religions : La Philosophie éternelle, dans laquelle il discute des doctrines des grands courants mystiques.

Pendant la plus grande partie de sa vie, sa vue reste très basse (malgré la guérison partielle qui lui avait permis d’étudier à Oxford). Vers 1939, il entend parler de la Méthode Bates pour l’amélioration de la vision naturelle, et d’un professeur, Margaret Corbett, qui pouvait lui apprendre cette méthode. Il révèle que sa vue s’est radicalement rétablie grâce à cette méthode, puis il écrit plus tard un livre à ce sujet (L'Art de voir) qui est publié en 1942 aux États-Unis (1943 au Royaume-Uni). Il y déclare que pour la première fois depuis 25 ans, il a pu lire sans lunettes et sans effort. Il écrit l’adaptation à l’écran d’Orgueil et préjugés en 1940.

De 1945 à la fin de sa vie (1963)

Après la Seconde Guerre mondiale, Huxley demande la citoyenneté américaine, qui lui est refusée parce qu’il refuse d’envisager de prendre les armes pour défendre les États-Unis. Par la suite, ses écrits sont fortement influencés par le mysticisme et par ses expériences hallucinatoires avec la mescaline, que lui fait connaître le psychiatre Humphry Osmond en 1953. Il a décrit ces années où il s'est soumis aux psychotropes comme un paradis habituellement arrosé de bourbon. Il a été un des premiers à faire l'expérience des drogues psychédéliques sur lui-même, dans une quête d’illumination, et il est connu pour avoir pris 100 microgrammes de LSD sur son lit de mort. Les expériences psychédéliques de Huxley sont racontées dans les essais : Les Portes de la perception et Le Ciel et l'Enfer, dont les titres s'inspirent directement de l’œuvre du poète visionnaire William Blake, Le Mariage du Ciel et l’Enfer. Le titre du premier livre inspira plus tard à Jim Morrison et à son groupe le nom de « The Doors ». Ses écrits sur les expériences psychédéliques devinrent des classiques parmi les premiers hippies. À partir de cette époque, il fréquente beaucoup la région de Big Sur avec d'autres écrivains progressistes.

Selon Dick Huemer, Huxley a participé au début des années 1940 à la première des cinq réunions préliminaires à l'élaboration du scénario de Alice au pays des merveilles (1951) et n'est jamais revenu[2]. Pour John Grant, malgré les caractéristiques autour de la Chenille comparables aux expérimentations [sur lui-même] d'Huxley avec les hallucinogènes, sa participation au film est inexistante[3].

Par ses expériences avec les drogues, Huxley ne cherchait pas seulement une exaltation indéterminée, vague, mystérieuse, et individuelle, mais cherchait plutôt à atteindre ce qu'on appelle parfois le « haut mysticisme » ; lui préférait le terme de philosophie éternelle, qu'il donna à l’un de ses livres sur ce sujet.

Pendant les années cinquante, l’intérêt de Huxley pour le domaine de la recherche psychologique ne cesse de croître. Pendant presque un an, au début des années cinquante, Huxley et le psychiatre Milton Erickson consacrent beaucoup de temps à préparer une étude commune sur les différents états de conscience. Leur projet prend fin lorsqu'un incendie de broussailles détruit la maison de Huxley à Los Angeles et leurs carnets respectifs pour cette étude.

L’épouse d'Aldous Huxley, Maria, meurt d’un cancer du sein en 1955 ; en 1956 il se remarie avec Laura Archera, elle-même auteur, et qui écrivit une biographie de son mari. En 1960, on diagnostique chez lui un cancer de la gorge. Durant les années suivantes, sa santé se détériorant, il écrit le roman utopique Île, et donne des cours sur les « potentialités de l’être humain » à l’Institut Esalen. En 1959, Huxley, qui était resté citoyen britannique, refuse le titre de Knight Bachelor que lui attribue le gouvernement Macmillan.

Ses idées furent à la base du Human Potential Movement. Il fut également invité à s’exprimer dans plusieurs prestigieuses universités américaines. Dans un discours prononcé en 1961 à la California Medical School de San Francisco, Huxley fait cette remarque : « Il y aura dès la prochaine génération une méthode pharmaceutique pour faire aimer aux gens leur propre servitude, et créer une dictature sans larmes, pour ainsi dire, en réalisant des camps de concentration sans douleur pour des sociétés entières, de sorte que les gens se verront privés de leurs libertés, mais en ressentiront plutôt du plaisir », une idée proche de celle qu’avait eue J.B. Priestley, un écrivain qui lui était contemporain, dans son livre Les Magiciens.

Dans un autre de ces discours, prononcé à l'Ucla le 20 mars 1962, Huxley expose en détail sa vision d'une société totalitaire et en profite pour comparer la vision de George Orwell dans 1984 avec la sienne, qu'il juge bien plus efficace et durable. Il note également que certaines des techniques de contrôle des populations imaginées 30 ans plus tôt étaient dorénavant disponibles ou sur le point de le devenir.

Les idées de Huxley sur les rôles spécifiques de la science et de la technologie dans la société (tels qu'il les a décrits dans Île) sont parentes de celles de penseurs britanniques et américains du XXe siècle, tels que Lewis Mumford, Gerald Heard (et, sous certains aspects, Buckminster Fuller et E.F. Schumacher), ainsi que du français Jacques Ellul qu'il a contribué avec Ivan Illich à rendre célèbre aux États-Unis. Ces idées trouvèrent un écho dans les générations suivantes chez des personnes comme Stewart Brand.

Grâce à G. Heard, Huxley rencontra Huston Smith, qui devint plus tard un spécialiste reconnu et prolifique des religions. Les deux amis initient Smith au Védanta et la pratique de la méditation. Plus tard, alors que Huxley était professeur invité au Massachusetts Institute of Technology, il présenta Smith à Timothy Leary, ce qui amena des épiphanies que Smith présenta dans son dernier livre, Purification des Portes de la Perception.

Parmi les penseurs humanistes, Huxley fut considéré comme un intellectuel pour les intellectuels. Bien que les contraintes financières l’aient souvent amené à produire des articles et des livres en abondance, sa pensée et ses meilleurs écrits lui valent une haute estime. Ses œuvres ont été régulièrement inscrites dans la liste d’étude des cours de philosophie britannique moderne dans les lycées et universités d’Amérique. Il fut l’un des penseurs du XXe siècle honorés dans "Leaders of Modern Thought" (« Les Grands penseurs modernes ») des éditions Scribner (un volume de biographie et de critique littéraire par P. Thody, Aldous Huxley).

Mort et postérité[modifier]

Les derniers mots, manuscrits, d'Aldous Huxley : « LSD, 100 µg, IM »

Sur son lit de mort, incapable de parler, il demanda par écrit à son épouse : « LSD, 100 µg, i.m. » Elle y accéda et il mourut paisiblement le matin suivant, le 22 novembre 1963. L'annonce de sa mort par les médias fut éclipsée par celle de John F. Kennedy, survenue le même jour, tout comme celle de l'écrivain irlandais C. S. Lewis.

Dans les œuvres tardives d'Huxley, il semble que l'on trouve le pont entre les « deux cultures », à savoir les sciences et les humanités. Ce problème potentiellement gigantesque fut appréhendé par d'autres penseurs contemporains d'Huxley, tel que Charles Percy Snow.

Œuvres choisies[modifier]

SOURCE : WIKIMEDIAFOUNDATIONORG.COM
Par Lrg - Publié dans : Biographies
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